Les choses bougent. La demande des consommateurs de produits locaux issus d'une agriculture propre sans produit chimique se fait pressante. Le relai pris par les pouvoirs publics en assignant un objectif de 20% de produits bio dans la restauration collective est déterminant pour dynamiser le mouvement. La deuxième rencontre régionale de l'agriculture bio, qui s'est tenue à Montpellier le 2 décembre dernier , a permis d'apprendre des informations intéressantes. En France ce sont chaque jour 300 agriculteurs qui annoncent leur conversion vers le bio. En Languedoc Roussillon il y a déjà 500 viticulteurs en bio. Ils exportent 60% de leur production. A coté de chez nous à Vergézes, se sont 600 hectares qui sont cultivés en bio: vigne, céréales,maraichage.. La cave « La voie d'Héraclès » produit 40% en bio et cela ne cesse de progresser. Et en pays de Lunel? Ça bouge aussi. Croquelune rencontre régulièrement des producteurs qui sont en cours de conversion ou qui vont bientôt s'y rallier. Chaque fois que nous aurons connaissance de l'un d'eux , vous trouverez un billet le concernant sur le blog. Ce mouvement est tel que le Languedoc Roussillon compte déjà 6% de ses terres cultivables en Bio derrière PACA qui en est à 8%. . L'objectif de 8% de la surface agricole en 2012, (Grenelle de l'environnement) sera largement atteint. Le reste des régions françaises n'en est pas encore à de tels niveaux. Des difficultés sérieuses apparaissent. Il est difficile pour les agriculteurs d'accéder à un soutient technique. Les intrants bio, notamment le compost ne sont pas toujours de qualité suffisante, les organismes qui devraient venir en soutient ne sont pas coordonnés, les faux bio sont en embuscade et la profession doit déjà se protéger car les contrôles de la dgccrf sont insuffisants, les filières de l'agroalimentaire ont bien compris qu'il y a a du grain à moudre. Tous ces écueils potentiels ont bien été recensés par lors de la rencontre de Montpellier. Les pouvoirs publics ont fait chorus pour soutenir le bio et le Directeur régional de l'agriculture et de l'alimentation, emporté par son élan n'a pas hésité à déclarer, lors de la conclusion de cette rencontre, que Languedoc Roussillon devait devenir la première région bio de France! Aller chiche!