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mercredi 22 juin 2011

L'agriculture doit être davantage coordonnée

En juin 2001, les jeunes agriculteurs, jugés alors utopistes et naïfs, défendent dans un rapport d'orientation qui fera date – "Paysans du monde, le prix de notre avenir" – le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes et la création de marchés agricoles communs régionaux protégés.

En juin 2011, près d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde avec, comble de l'ironie, une population agricole toujours en première ligne, dépossédée de son savoir-faire, éloignée de sa raison d'être. Dix ans après notre réflexion sur l'urgence d'organiser l'alimentation mondiale et réduire la volatilité des prix, le gâchis est immense. Mais à qui profite le crime ? On peut s'interroger, alors que quatre entreprises contrôlent 90 % des échanges agricoles mondiaux sans qu'on connaisse précisément ce qu'ils achètent, vendent ou stockent. Partout dans le monde se répète le même scénario du pire, où rien n'est anticipé, protégé, transmis.

Si nous sommes jeunes agriculteurs aujourd'hui en France, et que nous pouvons envisager un avenir meilleur, c'est qu'il y a eu dans l'histoire de nos territoires des femmes et des hommes qui ont décidé que l'alimentation et ceux qui la produisent ne devaient pas être laissés aux seules mains de l'offre et de la demande.

Alors certes pour nous paysans, la réunion des ministres de l'agriculture des vingt pays les plus riches du monde (G20 agricole) des 22 et 23 juin à Paris est encore marquée d'un gros point d'interrogation. Toutefois des orientations politiques plus affirmées en matière d'agriculture et d'alimentation mondiale sont susceptibles d'y être prises, avec une vraie impulsion.

Restons lucides cependant : nourrir les populations du monde mérite mieux que le plus petit dénominateur commun des différents Etats. Encadrer la spéculation ou assurer plus de transparence sur les stocks alimentaires, c'est bien, mais il faut aller plus loin !

Pour faire face aux aléas climatiques et économiques qui sont devant nous, pour satisfaire tous les besoins alimentaires, pour que les agriculteurs vivent de leur métier, il faut produire des produits les plus diversifiés possibles dans le plus de pays possible et valoriser l'agriculture familiale. Et le marché mondial, ce "machin" qu'on a toujours tort d'évoquer au singulier, ne peut pas seul permettre l'accomplissement de ces objectifs.

Pour cela, il faut des politiques agricoles nationales ou régionales, partout dans le monde. Et il faut un lieu permanent de gouvernance agricole et alimentaire pour donner des priorités, arbitrer, coordonner, bref, gérer. Un lieu où chaque Etat a le même pouvoir et où les agriculteurs et la société civile ont leur mot à dire. Pourquoi ne pas renforcer le rôle politique du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA, CFS en anglais) et lui donner plus de moyens pour définir et conduire des orientations ?

Davantage de coordination ne veut pas dire un ordonnancement de la production et des échanges au cordeau, mais juste la reconnaissance que l'alimentation est une question économique, politique et sociale globale. C'est en somme une question de solidarité. Carole Dore, Jean-Michel Schaeffer, Nicolas Fischer et Mickaël Poillion, jeunes agriculteurs

Extrait Du MONDE.

jeudi 16 juin 2011

l'Aveyron est aujourd'hui le premier département bio français en terme de surfaces (33 447 ha).

L'association des producteurs agrobiologiques de l'Aveyron (APABA) se félicite. En effet, le département de l'Aveyron est aujourd'hui le premier département bio français en terme de surfaces (33 447 ha). Le Conseil d'administration de l'APABA salue les efforts des 405 producteurs qui ont choisi ce mode de production. Cependant, il constate que ce chiffre ne représente que 6,48 % des 516 304 ha de surface agricole (SAU) du département (chiffres DDT 2007). La France dispose actuellement de 845 000 ha cultivés en bio : soit quasiment la surface totale du département de l'Aveyron !

L'association est confiante en l'avenir : « Avec une croissance de plus de 168 000 ha en un an, on peut commencer à entrevoir un véritable changement de cap. À l'heure des questionnements sur l'impact de l'agriculture sur notre environnement, alors que les consommateurs affirment leurs exigences de qualité et deviennent attentifs aux modes de production, l'agriculture biologique apparaît comme un moyen de vivre pleinement son métier, respecter son environnement et trouver sa place dans la société. Les témoignages recueillis auprès des paysans bio le démontrent : « Ce choix découle d'une volonté de vivre de la terre, simplement », « j'ai maintenant plus confiance en mon outil de travail », « l'indépendance, l'amélioration du revenu et la stabilité des prix sont trois grands avantages du passage en bio ».

L'APABA compte, donc, sur le soutien des élus « à la fois pour conserver cette place dans le palmarès, mais surtout pour répondre aux attentes et exigences des consommateurs avertis auxquels les agriculteurs ne font que répondre».

Extrait de Ladepeche.fr

mardi 7 juin 2011

la valeur cachée de la « nature » en Grande-Bretagne « une manne de plusieurs milliards de livres sterling ».

Extrait de latribune.fr

Un rapport de 2.000 pages s'efforce de mettre en lumière la valeur cachée de la « nature » en Grande-Bretagne, qu'il n'hésite pas à chiffrer comme « une manne de plusieurs milliards de livres sterling ».

Quel est le prix d'un lac, d'une forêt, d'une vue sur un espace vert ? Une étude présentée la semaine dernière au Royaume-Uni, la première de cette ampleur, s'est efforcée d'estimer la valeur des richesses offertes par la nature. En d'autres termes, évaluer leur bénéfice pour l'économie et la société.

Ce rapport de 2.000 pages s'efforce de mettre en lumière la valeur cachée de la nature en Grande-Bretagne, qu'il n'hésite pas à chiffrer comme « une manne de plusieurs milliards ». Les abeilles et autres insectes qui permettent la pollinisation représenteraient ainsi 430 millions de livres (484 millions d'euros) par an pour l'agriculture britannique. Les zones humides à l'intérieur des terres représenteraient un apport de 1,5 milliard de livres (1,68 milliard d'euros), en raison de leur impact sur la qualité de l'eau. Disposer d'une habitation avec vue sur un espace vert peut être évalué à 300 livres par an et par personne (337 euros), en termes de bénéfice pour la santé. Quant au fait de vivre dans un environnement riche en rivières, lacs et côtes, il constitue pour les Britanniques un bénéfice évalué à 1,3 milliard de livres par an (1,4 milliard d'euros).

« Nous avons jusqu'à présent pris comme acquis ce que nous donnait la nature, sans comprendre que les services qu'elle nous rend ont un prix et que, si nous la détruisons, cela nous coûtera très cher », a expliqué la ministre de l'Environnement Caroline Spelman, en commentant le rapport. Celui-ci, commandé par le gouvernement, indique que ces thématiques apparaissent désormais comme de moins en moins contournables dans la gestion de l'État. Plusieurs pays ont déjà tenté de mesurer la valeur économique de certains biens naturels comme les forêts ou de la biodiversité. Mais c'est la première fois qu'une étude d'une telle ampleur est conduite, a fait valoir Caroline Spelman, assurant que le gouvernement en tiendrait compte dans ses choix futurs. Les auteurs de cette « évaluation de l'écosystème national britannique » sont partis du constat que seul comptait actuellement la valeur marchande des biens - par exemple du bois ou des récoltes - et que la protection de l'environnement était considérée uniquement en termes de coût. Avec pour corollaire la dégradation des ressources.

Chiffres impressionnants

« Environ 30 % des ressources que nous offre l'écosystème sont déjà dégradées ou en déclin », a souligné le professeur Bob Watson, codirecteur du projet. Déjà fin octobre 2010, lors du sommet de Nagoya (Japon) le rapport de l'économiste indien Pavan Sukhdev pointait le fait que 40 % de l'économie mondiale est dépendante de services rendus par la nature et annonçait des chiffres impressionnants : l'évaluation des pertes liées à la dégradation de la biodiversité serait de 23.500 milliards de dollars par an. Sur le modèle du rapport Stern de 2006, Pavan Sukhdev évaluait le coût lié à l'inaction et à la continuité de la dégradation « constatée » de la biodiversité, à 7 % de la richesse mondiale en 2050. Rémy Janin - 06/06/2011, 10:22 |

lundi 30 mai 2011

Comment un jeune agriculteur parle de son installation et du bio

Jean-Baptiste Crouzet : "Faire du Gard le premier département bio, ça m’irrite"

Il ne fait pas bon être paysan de nos jours... Accusé de polluer, d’empoisonner l’alimentation, prisonnier d’un système productiviste. Votre image n’est pas bonne. Qu’en pensez-vous ?

Mais cela m’exaspère ! Et nous en souffrons. Nous faisons des efforts considérables pour limiter nos traitements depuis des années. On a monté des groupes de lutte raisonnée avec la chambre d’agriculture. On ne traite plus que de façon utile. Bon, on a été victime d’un système, à l’après-guerre, très productiviste. On a même fait des normes sur les fruits et légumes : bonne taille, bon aspect... C’est aberrant.

Mais comprenez-vous que les consommateurs soient inquiets d’absorber des aliments qui pourraient être dangereux pour leur santé ?

Mais nous aussi sommes soucieux de ce que nous mangeons. On n’est pas là pour intoxiquer les gens. Cependant, on constate que ces dernières décennies, l’espérance de vie a bien augmenté. Alors, si on mangeait si mal que ça...

N’êtes-vous pas les premières victimes du système, des traitements excessifs ?

Oui. De plus en plus d’agriculteurs se déclarent en maladie professionnelle. Avant, les cancers, tout ça, c’était tabou.

Le Gard est champion des conversions au bio. N’avez-vous pas l’impression que les JA ont un train de retard là-dessus ?

Nous, on n’est pas là pour faire la promotion du bio. On est là pour défendre l’installation des jeunes sur des exploitations viables, bio ou non. Si le bio était un remède miracle, il y aurait sans doute plus de 10 % d’agriculteurs convertis au bio dans le Gard...

Les installations, justement, où en est-on ? Et les revenus ?

Les installations sont stables... dans le recul. Aux JA du Gard, on a enregistré 26 installations aidées en 2010, comme en 2009. En 2003-2004, on était à 100. Selon la MSA, pour 200 départs à la retraite, il y a 150 nouveaux cotisants. Mais voilà, on est accusé de polluer, de toucher des aides, on a des revenus bas, 80 % des exploitations sont en difficulté... Ce n’est pas très alléchant pour les jeunes. Et s’il y a eu du mieux sur le vin - en côtes-du-rhône, par exemple, on est passé de 95 à 104 l’hectolitre -, les charges, elles, ne diminuent pas. Prix du fioul, coût des produits phytosanitaires... En Espagne et en Italie, ils sont 20 % moins chers. Il faudrait déjà que tous les pays européens aient le même cahier des charges sur les produits phytosanitaires. En Espagne, les agriculteurs utilisent des produits interdits en France mais qui rentrent quand même chez nous...

Combien gagnez-vous ?

En ce qui me concerne, je gagne 300 à 400 par mois. Je tiens parce que ma femme travaille. Beaucoup sont dans la même situation que moi.

Que pensez-vous des actions des collectivités locales en faveur de l’agriculture ?

La marque ombrelle Sud de France du conseil régional, c’est super. Je le pense sincèrement. Cela a été bien fait, avec les moyens. Ça nous permet, par exemple, de participer à des salons à des tarifs très attractifs. Côté débouchés, en viticulture et arboriculture, c’est intéressant. Au niveau du conseil général du Gard, le label Militant du goût, c’est plutôt gardo-gardois.

Le conseil général veut faire du Gard le premier département bio de France. Votre avis ?

Cela m’irrite ! Devenir le premier département bio, pourquoi pas... Mais il faudrait avant tout être le premier département où les agriculteurs s’en sortent. C’est étonnant que le conseil général, apparemment socialiste, ait une démarche aussi élitiste. Tout le monde ne peut pas se payer du bio, non ?

Extrait du Midilibre.com

Sans commentaire de CROQUELUNE!

vendredi 22 avril 2011

Saint-Affrique lance une couveuse maraîchère bio

Agriculture : La petite municipalité aveyronnaise a confié à sa Sem immobilière la gestion d'une couveuse maraîchère ouverte le 28 février. But de la manœuvre : favoriser l'installation de producteurs biologiques pour garantir un approvisionnement local de qualité. Cliquez sur le lien ci après pour accéder à cet articlehttp://www.servirlepublic.fr/articl...

mercredi 20 avril 2011

Le purin d'ortie bientôt autorisé à la commercialisation en France

Extrait du MONDE.FR avec AFP | 20.04.11 | 19h22 Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une douzaine de mesures destinées à promouvoir une alternative aux pesticides chimiques, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018.

Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une douzaine de mesures destinées à promouvoir une alternative aux pesticides chimiques, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018.AFP/MYCHELE DANIAU

Jusqu'alors interdit à la vente en France, le purin d'ortie (une décoction de la plante) sera finalement bientôt autorisé à la commercialisation pour encourager les agriculteurs à utiliser des produits naturels, a annoncé mercredi 20 avril le ministère de l'agriculture dans un communiqué.

Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une douzaine de mesures destinées à promouvoir une alternative aux pesticides chimiques, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018. Ce plan, élaboré lors du Grenelle de l'environnement, a fixé comme objectif la réduction "si possible" de 50 % des pesticides dans l'agriculture d'ici à 2018.

Pour "favoriser la mise sur le marché de produits" naturels, le ministère a annoncé la publication dans "les prochains jours de la première liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes", qui permettra notamment la publication de l'arrêté autorisant le purin d'ortie, selon un communiqué.

vendredi 11 mars 2011

Veolia porte plainte contre le film documentaire „Water Makes Money“

Après Paris, Berlin?

Ceux qui portent plainte contre le film „Water Makes Money“ doivent affronter une tempête. A Berlin, Veolia ne peut plus cacher derrière des contrats secrets sa « machine à sous » qui lui a rapporté dans les 10 dernières années 1,3 milliard d’euros grâce à la distribution publique de l’eau. Les habitants de Berlin ont décidé, par référendum, que ces contrats doivent être publiés. Et voilà qu’il arrive exactement la même chose que ce que le film montre avec l’exemple de Paris, Bordeaux et Toulouse : des juristes attentifs mettent le doigt sur les astuces juridiques et les coups-bas cachés dans le contrat du groupement, qui permettent aux acteurs mondiaux de générer des milliards grâce à la distribution communale de l’eau. Selon le directeur de l’Institut pour le droit en matière d’énergie et de la concurrence de l’Université Humboldt à Berlin, Hans-Peter Schwintowski, une évaluation juridique minutieuse de ces contrats amène forcément au constat de leur invalidité. La garantie de bénéfices serait, de fait, une subvention de la Communauté européenne qui aurait dû recevoir une autorisation, et l’appel d’offres pour l’attribution du contrat n’aurait pas non plus été réalisé correctement. Donc, la privatisation partielle de la distribution de l’eau à Berlin serait entachée de nullité et la voie serait ouverte pour la remunicipalisation. Certes, il faudrait rembourser le prix d’achat d’environ 1,8 milliard d’euros à Veolia&Co, mais, en contrepartie, les bénéfices de 1,3 milliard d’euros devront également être remboursés. Nous n’en sommes pas encore là, à Berlin, mais le premier pas important sur la voie de la remunicipalisation est fait, comme à Paris et à Bordeaux il y a 5 ans.

   L’opinion publique s’éveille

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont lu et envoyé notre article sur l’action en justice de Veolia contre Water Makes Money ! C’est tout simplement incroyable combien la société civile de libres penseurs et de gens prêts à agir responsablement a grandi en force et en influence. La nouvelle a déclenché une vraie vague de l’attention publique, en France comme en Allemagne et dans les pays voisins. Les journaux Rue 89, Tele Premiere, Télérama en France, et Die TAZ, Hamburger Abendblatt, Stuttgarter Zeitung, Berliner Morgenpost, Junge Welt, Badische Zeitung en Allemagne sont quelques exemples de l’énorme écho qu’a trouvé cette affaire dans la presse. Des chaînes de télévision ont également manifesté leur intention de traiter ce sujet. Et quand on regarde notre carte on constate qu’il y a énormément de nouvelles projections de notre film – c’est magnifique!

   Ils vont devoir montrer leurs cartes

Nous apprendrons seulement pendant le procès quels points concrets du film sont concernés par la plainte de Veolia, car le groupe n’est pas obligé de montrer ses « cartes » avant le procès (chose impossible en droit allemand!). Mais sous la pression de l’opinion publique, l’avocat de VEOLIA a entre-temps donné quelques précisions : ils veulent obtenir des « dommages-intérêts justes » pour la diffamation du groupe. Ils veulent porter plainte contre l’accusation de corruption, et surtout contre l’utilisation du mot « corruption » dans le film.

La corruption active d’élus communaux, la nomination de représentants du groupe dans des organes de la Communauté européenne qui décident de l’attribution de marchés au groupe même, les invitations de hauts représentants de l’Etat et de membres de commissions sur des yachts à Saint-Tropez peu avant l’attribution de contrats de plusieurs millions d’euros… tous ces exemples relatés dans le film n’auraient rien à voir avec de la « corruption »?

   Ils commencent à trembler

L’attitude d’ARTE dans cette situation est jusqu’ici fantastique. Le directeur des programmes déclare dans une interview: « Nous soutenons le film ». ARTE France organise une grande conférence de presse le 23 février 2011 au sujet de « Water Makes Money » dans le centre du « pouvoir », à Paris !

Mais depuis que le PDG de Suez a appelé la présidente d’ARTE pour protester contre la diffusion du film, on commence à trembler dans les bureaux de la chaîne. Certes, il n’est pas déshonorant de trembler. Face au pouvoir des global players Veolia et Suez, on a raison de trembler ! Quand un boss d’une entreprise mondiale n’a rien de plus important à faire que d’intervenir pour empêcher la diffusion de Water Makes Money, on peut bien évidemment parler d’un grand honneur pour le film ! Mais cela montre aussi combien il est important pour ces grands groupes – chacun à sa manière – de bannir ce film de l’espace public. Contrairement à la chaîne allemande NDR, pour laquelle selon les dires de Veolia il suffisait en 2006 d’une intervention de l’entreprise pour bannir du petit écran le film précédent « Wasser unterm Hammer » (« L’eau aux enchères ») , ARTE et sa présidente soutiennent toujours Water makes Money et maintiennent la date prévue de diffusion le 22 mars 2011 à 20h40 ! Mais avant ce jour-là, il y aura certainement un autre coup de téléphone, une autre attaque.

   Apprendre du passé

Ce n’est malheureusement pas un fait unique que les grands groupes du business mondial de l’eau essaient d’empêcher la diffusion de documentaires embarrassants. Ainsi, le film « Flow » avait été attaqué en justice par SUEZ après sa diffusion sur ARTE. En première instance, c’est le film qui a gagné, mais Suez a déjà fait appel du jugement..

samedi 5 mars 2011

OGM : l'Agence de sécurité européenne à nouveau accusée de conflit d'intérêts

LEMONDE.FR avec AFP | 04.03.11 | 19h54

L'observatoire de l'Europe industrielle (CEO) a dénoncé, vendredi 4 mars, un nouveau problème de conflit d'intérêts au sein du conseil d'administration de l'Autorité européenne chargée des avis scientifiques sur les OGM et sur la sécurité des aliments (EFSA).

Le CEO, un groupe de réflexion qui milite pour la transparence au sein des institutions européennes, a adressé une lettre à la directrice de l'EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle, et au commissaire européen chargé de la santé et des consommateurs, John Dalli, pour dénoncer les liens de quatre membres du conseil d'administration de l'Autorité avec l'industrie agroalimentaire, ce qu'elle estime être un conflit d'interêts nuisible à la crédibilité des avis de cette agence de l'UE.

Elle vise l'Allemand Matthias Horst, également directeur général du lobby de l'industrie agroalimentaire allemand BVE ; le Tchèque Jiri Ruprich, également membre de la Fondation Danone ; le Belge Piet Vanthemsche, membre du COPA, le lobby européen des agriculteurs, et le Slovaque Milan Kovac, dirigeant de l'International Life Science Institute Europe, une organisation regroupant la plupart des groupes agrochimiques actifs dans les OGM.

"LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DOIT REPRÉSENTER TOUTE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE"

"La présence de représentants de l'industrie au sein du conseil d'administration de l'EFSA est normale, car elle est prévue dans les statuts. Le conseil d'administration doit représenter toute la chaîne alimentaire", a expliqué à l'AFP la Commission européenne.

Le CEO ne se satisfait pas de ces explications et estime que les groupes de pression de l'industrie agroalimentaire ne devraient pas siéger au sein du conseil d'administration de l'EFSA. La présidente du conseil d'administration de l'EFSA, la Hongroise Diana Banati, avait été contrainte de renoncer l'année dernière à toutes ses activités au sein de l'ILSI pour faire taire les critiques contre sa nomination. L'EFSA a été créée en 2002 et a été chargée de donner des avis scientifiques à la Commission européenne sur tous les dossiers touchant à la chaîne alimentaire, dont les OGM, sujet devenu très sensible en Europe.

Elle est depuis plusieurs mois la cible de critiques. Le groupe des Verts au Parlement européen dénonce son noyautage par les groupes de pression. Une enquête menée par l'office statistique de l'UE a en effet montré que 47 % seulement des citoyens européens pensent que les avis scientifiques de l'EFSA sont indépendants des intérêts politiques ou commerciaux. Mais aucun gouvernement de l'Union européenne n'ose parler de réformer son mode de fonctionnement, sa composition et son manque de moyen. Les autorités françaises déplorent pourtant que ses avis soient uniquement fondés sur des études présentées par l'industrie, car elle n'a pas les moyens de réaliser des études indépendantes.

mardi 22 février 2011

Feu vert aux traces d'OGM dans la nourriture animale dans l'UE

Source : reuters.com - 22/02/2011 | 16:19 - 104 mots | | BRUXELLES (Reuters) - Un comité d'experts issus de chacun des Etats membres de l'Union européenne a autorisé mardi la présence de traces résiduelles d'OGM dans les importations de nourriture animale en Europe.

Les Etats membres de l'UE et les eurodéputés devront maintenant approuver ou rejeter dans un délai de trois mois cette proposition qui consiste à autoriser la présence de 0,1% d'OGM dans les cargaisons à destination du vieux continent.

Cette mesure ne concerne que la nourriture animale et vise en particulier les importations de maïs et de soja venant du Brésil, d'Argentine et des Etats-Unis.

Les règles de tolérance zéro dans l'alimentation humaine restent inchangées.

Julien Toyer

Source : reuters.com - 22/02/2011 | 16:19 - 104 mots

jeudi 17 février 2011

UN RESEAU : AGRICULTEURS COMPOSTEURS DE FRANCE.

Claude DUPORT nous fait part de réalisations dans le domaine du compostage. Cela est trés interressant au moment ou sur le Lunelois la demande de compost de la part des particuliers et des professionnels ne peut pas être satisfaite autrement que par le transport depuis des lieux de production extérieurs à la CCPL.

COMPOSTAGE : quelques possibilités Propose des solutions de plate-forme de compostage mixte agricole et collecte OM et déchets verts. 1 centre dans le Vaucluse à Orange : Centre de valorisation Alcyon

       renseignement: www.composteursdefrance.com 
      et planète terre :  www.planeteterre.net

Les coopératives CUMA , propose des solutions de plate-forme de compostage agricole avec apport de déchets verts et de fermentescibles issues des OM. Les régions les plus actives sont « Poitou-Charente » et « Centre », elles commencent aussi à s'intéresser à la méthanisation de déchets agricoles .

LES FINANCEMENTS ET STRUCTURES: UNE SOLUTION LES SCIC Société Coopérative d'Intérêts Collectifs: www.scic.coop

peuvent regrouper: associations, collectivités, particuliers, sociétés commerciales... structure mixte SA ou SARL et coopérative. En L.R. Existe REPLIC www.replic.fr , structure créé par : la région, l'Hérault, le Gard....., et regroupant plusieurs SCIC dont la Feuille d'Érable, basée à Paulhan coopérative d'insertion spécialisée dans le recyclage. Cette structure, REPLIC, doit pouvoir aider à la création d'une SCIC locale.

Il pourrait être intéressant de créer une SCIC avec le monde agricole (par exemple coopérative viticole) pour traiter en premier les déchets verts avec apport de la collecte des fermentescibles issues des gros pourvoyeurs (restaurants de collectivités, marchés,...) dont la collecte va devenir obligatoire.

Claude DUPORT, APPEL Lunel

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