croquelune.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 27 juin 2010

Une composante bio par repas pour les Lunellois

Extrait du Midi Libre du 27 juin 2010 MARCHÉ : Mercredi soir, en conseil municipal, la société Avenance a été reconduite pour gérer la restauration collective municipale

« Peut mieux faire », a sanctionné Muriel Goroneskoul, élue d'opposition, à l'écoute de l'attribution du marché de délégation du service public de restauration collective à Avenance, mercredi soir, en conseil municipal. La société officiait déjà depuis quinze ans, la voilà repartie pour cinq de plus. Avec cette nouveauté : une composante bio par repas pour les scolaires et les enfants accueillis en centre de loisirs (hors pain et viandes). Une avancée bien trop timide, selon l'opposition qui s'est abstenue. « C'était l'occasion de développer le bio dans l'agriculture à Lunel », regrette Muriel Goroneskoul. « Pour un prix quasiment identique, on a amélioré la qualité », plaide le maire Claude Arnaud. « Les repas coûtent 1,8 million d'euros à la Ville (par an et service inclus, NDLR) , le bio a un coût beaucoup plus élevé pour la collectivité », ajoute-t-il. « Nous avons demandé de la qualité, que ce soit sous forme de label ou de bio. Certaines viandes sont label rouge, avec une préférence nationale et locale. Il y a davantage de contraintes par rapport à avant et on reste dans une logique de solidarité par rapport à l'environnement de proximité », poursuit le premier magistrat. Mais l'opposition fait remarquer que le boeuf proposé n'est pas français et demande une intervention à ce sujet. Avenance a été choisie après une étude menée par le cabinet conseil Agriate. On y apprend notamment que seul un repas sur vingt ne respecte pas l'équilibre alimentaire. Alors que ce chiffre grimpait jusqu'à huit chez les entreprises en concurrence. Avenance s'engage, par ailleurs, à mettre en place trois selfs supplémentaires. Et cela à titre gratuit (coût estimé 68 000 €). La société continuera donc à gérer neuf restaurants scolaires. Ce qui implique la préparation de quelque 850 repas chaque jour depuis sa cuisine centrale située espace Littoral.

Mélissa ALCOLÉA

jeudi 3 juin 2010

Projets en cours & à développer pour renforcer l’agriculture du Pays de Lunel

Ci dessous, le compte rendu d'une réunion, au siège de la Communauté de Communes, au cours de laquelle il a été fait un inventaire des projets sur le Lunelois

Marché paysan estival de Marsillargues - Du 1er juin au 31 août à Marsillargues, le mardi de 17 à 20h - Ouvert à tous les producteurs du Pays de Lunel intéressé par la vente directe - Pour s’inscrire, contacter Jessica PARRA, présidente de l’association « Paysans du Vidourle » 06 71 77 25 94, ou paysans-du-vidourle@orange.fr

Annuaire des terroirs, produits, producteurs du Pays de Lunel - Parution prévue à l’automne 2010 - Informations sur les produits proposés, les lieux de vente, les services proposés - Diffusé via la CCPL et l’office de tourisme intercommunal - Possibilité de bénéficier d’une vitrine Internet en complément - Pour y apparaître, contacter les Paysans du Vidourle ou le service communication de la CCPL Dominique BODET, Directrice service communication, 04 67 83 55 18, ou dominique.bodet@ccpays- lunel.fr

De ferme en ferme, édition 2011 - Opération nationale de fermes ouvertes, organisée par le réseau Civam partout en France, le dernier week end d’avril (23 et 24 avril 2011) - Objectifs : faire découvrir son métier, montrer en quoi il s’inscrit dans une agriculture durable, utile pour l’environnement et la société (pour en savoir plus, voir dossier de presse: http://www.civam.org/IMG/pdf/DP_FenF2010.pdf ) - Sur le Pays de Lunel, déjà 6 producteurs intéressés pour l’opération 2011. La préparation démarre à l’automne 2010, et consiste en 4 journées de formation-action, autour de l’accueil à la ferme, la communication, l’agriculture durable, la gestion de l’opération. - Si vous êtes intéressé, contacter la fédération des Civam de l’Hérault (04 67 92 42 23, ou civamherault@wanadoo.fr )

Plus largement, le réseau RACINES 34 propose aux agriculteurs intéressés par l’accueil éducatif à la ferme (scolaires, adultes, etc.) une formation initiale et continue. Contact : Cécile FERON, animatrice Civam Hérault. O4 67 92 42 23, ou feron.fdcivam34@orange.fr

Panier paysan Si vous êtes intéressés par la commercialisation par paniers type « Amap », vous pouvez vous mettre en relation avec : - Carole DEPIT, projet « la Ronde Paysanne » : Boutique Solidaire itinérante Pays de Lunel larondepaysanne@yahoo.fr, depitc@yahoo.fr, ou 0622499149 - Croquelune, association visant à renforcer les liens producteurs / consommateurs : courrier@croquelune.fr ou Christian GRISOT, 06 83 54 35 81, ou 04 67 65 46 30

Restauration collective Une enquête de 7 sites locaux de restauration collective au sein du Pays de Lunel a été réalisée début 2010. Les résultats sont disponibles, sur : http://sites.google.com/site/restaucollunel/ Si vous êtes intéressés par la livraison de produits frais et/ou transformés à la restauration collective, vous pouvez joindre la fédération des Civam de l’Hérault : 04 67 92 42 23 ou nabil.hasnaoui.civam.34@gmail.com

Atelier de transformation de produits végétaux en Cuma Associée à la vente directe, la transformation de produits végétaux permet d’étaler ses ventes sur l’année, en disposant d’une gamme plus large de produits, et d’un effet report sur des productions concentrées sur une période courte. 2 projets sont en cours dans la région : a) Un projet en cours de finalisation (disponibilité envisagée été 2010) dans les Cévennes gardoises, du côté de Lasalle. Matériel partagé : transformation de fruits et légumes (confitures ; confits ; crèmes ; pâtés ; soupes ; coulis ; etc.) avec un dispositif aux normes, permettant transformation / stérilisation/ conditionnement, en 2 options : transformation en direct par les agriculteurs OU prestation de services. Si vous êtes intéressé, contacter : Christian DEJEAN, président CUMA des Vallées Cévenoles 06 76 18 69 28, ou atelier.transformation@gmail.com b) Un projet moins abouti, en cours de conception, du côté de Bédarieux, en lien avec la SICA du Caroux. Contact : Yannick CHEVRIER, 04 67 95 00 74, ou sicaroux@wanadoo.fr

Conversion, formation à l’agriculture biologique Pour de l’information et de l’accompagnement au passage vers l’agriculture biologique, vous pouvez faire part de vos projets au Civam Bio 34, au 04 67 06 23 90, ou Johan CRANCE Animateur appui conversion - formation - projets collectifs johan.crance@bio34.com Appui à la diversification et à l’innovation : formation / action A partir de l’automne 2010, les fédérations Civam du Gard et de l’Hérault proposent sur le territoire élargi (Est héraultais / Ouest gardois) un accompagnement collectif « création et diversification d’activités » : - Ouvert à toutes les femmes : agricultrices ; conjointes d’exploitants ; femmes d’agriculteurs exerçant une activité à l’extérieur et désirant développer un atelier en lien avec la ferme ; etc. - Sur un rythme de 1 à 2 journées par semaine, entre septembre 2010 et février 2011, autour de 3 modules : 1) Repérer ses ressources pour développer un projet 2) Mieux savoir à qui s’adresser pour obtenir de l’appui, technique et financier 3) Etudier la faisabilité de son projet, en relation étroite avec l’environnement familial et local - Modalités pédagogiques : travail en groupe, voyages d’étude, séminaires thématiques, rencontres d’élus et de professionnels du réseau national Civam (voir www.civam.org ) - Si vous êtes intéressée, contacter Léa GRAAFLAND, animatrice Civam Hérault, au 04 67 92 42 23 ou lea.graafland.civam34@gmail.com

Autres projets ? Si dans la liste précédente vous ne trouvez pas réponse à vos préoccupations actuelles, vous pouvez contacter Nabil HASNAOUI AMRI, animateur Civam Hérault, pour faire part de vos besoins. 04 67 92 42 23 ou nabil.hasnaoui.civam.34@gmail.com

mercredi 19 mai 2010

Produits bio: en moyenne les prix n'ont pas augmenté en 2009

AFP, 19/05/2010 16:01:00

Les prix des produits bio, souvent pointés du doigt en raison de leur coût élevé, "n'ont en moyenne pas augmenté" en 2009 alors que les ventes ont progressé de plus de 15%, a affirmé mercredi Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio. Les prix des produits bio, souvent pointés du doigt en raison de leur coût élevé, "n'ont en moyenne pas augmenté" en 2009 alors que les ventes ont progressé de plus de 15%, a affirmé mercredi Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio.

Les ventes de produits bio, toujours plus demandés par les consommateurs français, sont estimées à 3 milliards d'euros en 2009, contre 2,6 milliards en 2008 (+15,4%), a ajouté Mme Mercier qui mise sur "une forte dynamique de croissance" cette année, au vu des résultats du premier trimestre.

Pour la directrice du groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique, la progression du chiffre d'affaires vient donc d'une augmentation en volumes des achats de produits bio et non d'une hausse des prix.

L'épicerie salée affiche la hausse de prix la plus élevée (+4%) tandis que les fruits et légumes et la charcuterie-salaison ont baissé de respectivement -3% et -2%.

En novembre dernier, une enquête réalisée par le magazine spécialisé Linéaires avait montré que les produits bio coûtaient 72% plus cher que les produits conventionnels correspondants. Ce chiffre était bien éloigné de celui avancé dans le discours officiel qui évoquait un surcoût de 20 à 30%.

Le magazine avait comparé les prix de plus de 600 produits conventionnels et bio dans quatre enseignes, Leclerc, Carrefour, Intermarché et Géant Casino parmi, "les plus impliquées dans la vente de bio", notamment via leur offre de produits de marques de distributeurs (MDD).

En 2009, la grande distribution arrive bonne première avec 45% de parts de marché dans la vente de produits bio, devant les réseaux spécialisés (type Biocoop, 26%) et les magasins spécialisés indépendants (12%), selon les précisions de Mme Mercier.

Le lait et les oeufs bio figurent parmi les produits qui ont connu la croissance la plus importante. Leurs ventes ont plus doublé en quatre ans.

Il y a toutefois un bémol: 25% du lait bio a dû être importé pour répondre à la demande hexagonale.

Selon l'Agence Bio, 38% des produits bio consommés en France doivent être ainsi importés et le pourcentage, jusqu'à maintenant estimé autour de 30%, a augmenté en 2009 compte tenu de la hausse de la consommation, a reconnu Mme Mercier.

Si pour certaines denrées (bananes, café, thé, agrumes, ...), leur culture est difficilement envisageable, d'autres (céréales, lait, viande de porc, fruits et légumes, notamment), en revanche, pourraient très bien être produits en France.

© 2010 AFP

lundi 17 mai 2010

Nicolas Sarkozy encadre les relations agriculteurs-distributeurs

Extrait de Latribune.fr

PARIS (Reuters) - La grande distribution française s'est engagée lundi à modérer ses marges sur les fruits et légumes aux termes d'un dispositif voulu par Nicolas Sarkozy pour éviter les crises à répétition dans le secteur. Le chef de l'Etat a supervisé en personne la signature d'un accord par les patrons des sept grands distributeurs hexagonaux, Carrefour, Leclerc, Auchan et Casino en tête, confrontés à la menace d'une taxe supplémentaire s'ils n'obtempéraient pas. La signature de cet accord hautement symbolique est intervenue à la veille du début de l'examen, par le Sénat, d'une nouvelle loi de modernisation de l'agriculture (LMA) qui incite les agriculteurs et leurs grands clients - distributeurs et industriels - à contractualiser leurs relations commerciales. Elle intervient également avant la période estivale, régulièrement marquée par des actions contre la grande distribution de la part de producteurs de fruits confrontés à une chute des cours de leurs produits. Il s'agit, selon Nicolas Sarkozy, de donner aux agriculteurs français de la visibilité "pas seulement sur les prix mais aussi sur la qualité des produits". "Ce qu'on essaye de faire, c'est de renforcer la compétitivité structurelle de notre agriculture, de mieux la structurer, de mieux organiser ses relations avec la distribution", a-t-il dit. Pour lui, l'intervention de l'Etat sur le sujet est "légitime tant que la confiance n'existe pas totalement" entre les deux parties. "Les affrontements entre les producteurs et la distribution, ça fait des dégâts et ça ne profite à personne." Concrètement, l'accord signé lundi établit qu'en situation de "crise conjoncturelle avérée", quand le prix payé au producteur est "significativement inférieur" à sa moyenne des années précédentes, les distributeurs s'engagent à ne pas augmenter leur marge brute sur le produit concerné. L'idée est que la faiblesse des cours profite aux consommateurs et dope ainsi la demande.

"Je suis un peu comme Saint-Thomas (...) je ne serai satisfait que quand on verra réellement dans les prochaines campagnes si l'engagement qui a été pris sera tenu", a déclaré Bruno Dupont, président de la Fédération nationale de producteurs de fruits.

"SUJET IDENTITAIRE"

Passibles d'une hausse de la taxe sur les surfaces commerciales s'ils refusaient de signer l'accord, les distributeurs s'y sont pliés tout en insistant sur les efforts déjà réalisés. "Ce que nous avons accepté là, c'est de formaliser notre politique et de prendre un engagement qui permet de faire vérifier à tout le monde qu'en cas de crise, on n'augmente pas les marges mais plutôt on les baisse", a déclaré Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. "J'étais au départ assez irrité de la manière dont ça se passait, assez perplexe. Mais finalement je me rends compte que ça peut être un bon dispositif", a dit pour sa part Michel-Edouard Leclerc. "Le côté contraignant et collectif du dispositif rajoute à la crédibilité", a dit le dirigeant du groupe Leclerc. Le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole, a estimé que l'accord devrait plus profiter aux consommateurs qu'aux producteurs et dit attendre plus des dispositifs de contractualisation prévus par le projet de loi LMA. "Si on veut vraiment franchir un pas déterminant pour sécuriser le revenu des producteurs, y compris du secteur des fruits et légumes, il faut aller plus avant dans la contractualisation", a dit Jean-Michel Lemétayer. Cette contractualisation obligatoire reposera sur des accords interprofessionnels, l'Etat étant prêt à agir par décret pour deux filières si les discussions n'y aboutissent pas d'ici la fin de l'année : le lait et les fruits et légumes.

Nicolas Sarkozy a reconnu que le dialogue souhaité était ainsi "un peu encadré". Il a justifié son implication dans ce dossier en déclarant que l'avenir de l'agriculture était un "sujet de chef de l'Etat (...) un sujet identitaire , un sujet absolument stratégique".

Avec la contribution d'Emmanuel Jarry, édité par Gérard Bon

jeudi 6 mai 2010

Lunel. Conso, Le marché reprend du service.

Édition du Midi libredu jeudi 6 mai 2010

S'il est une chose que la ville de Lunel a bien comprise : c'est l'attraction de ses marchés. Les clients viennent de partout profiter des étals lunellois et surtout, la cité se fait connaître à l'extérieur grâce à ses marchés. Raison de plus pour mettre le paquet. Avec le retour des beaux jours (application de la méthode Coué), la municipalité a donc lancé une petite campagne de communication autour des différents marchés de la ville : les halles couvertes, les puces du samedi, le marché aux fleurs dominical et les grands marchés du dimanche et du jeudi. Ce jour-là justement, donc aujourd'hui, est annoncé le retour du marché alimentaire des allées Baronchelli. Mis en place l'année dernière, pour une saison test, il a visiblement rempli son contrat malgré quelques grognements d'usage de certains autres commerçants. Ainsi, ce matin, si les nuages veulent bien céder un peu la place au soleil, les flâneurs devraient trouver sur les allées du frais, du local et de la diversité .

mercredi 5 mai 2010

L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides par Marie Christine BLANDIN.

L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.

Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

Au moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.

Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2

Déposé sur la table une semaine avant l'examen du Grenelle 2 à l'Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l'environnement est victime depuis quelques mois.

Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d'auditions, et d'opinion contradictoires.

Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L'incertitude, quand elle est mise en avant, l'est toujours au bénéfice des mêmes.

Le ton est donné dès l'introduction :

« L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition

Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

« En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d'abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu'il n'y a pas d'hécatombe visible.

La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l'agriculture des grands groupes. L'agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu'elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu'il ne brûlera pas les feux rouges et qu'il s'arrêtera au stop.

Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides

Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

Le ton est donné :

« L'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire l'usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l'agriculture française passe en mode intégré. »

Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l'usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d'une diminution trop brutale de l'utilisation des pesticides en France ».

Le rôle cancérigène des pesticides est minoré

Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

Après avoir minoré la qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d'autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu'ils travaillent en plein air.

Et si une étude sur l'exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

« Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d'usage d'autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d'intérieur ? ” n'était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l'affirmative, qu'ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu'ils ne font qu'arroser leurs plantes. »

Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l'impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d'éléments intéressants, comme l'augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n'a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.

Cliquez sur le lien ci-aprés pour lire ce rapport. http://asset.rue89.com/files/rappor...

vendredi 19 mars 2010

Philippe DEBATTISTA interrompt la vente de paniers paysans.

La situation financière de mon exploitation m'a conduit à interrompre la vente de paniers paysans.

Malgré l'embauche de Laureen, stagiaire d'une école de commerce, le soutient de Croquelune et de son réseau, les ventes n'ont pas décollé en septembre. Cela est intervenu après une saison d'été au cours de laquelle les prix des grandes cultures ainsi que celle des fruits et légumes n'ont cessé de baisser. Pour compliquer le tout, une partie de mon matériel est tombé en panne.

Beaucoup d'entre vous m'ont manifesté leur sympathie et nombreux sont ceux qui ont dit «  vous n'avez qu'a augmenter vos paniers, on continuera à venir ».Dans le futur je ne désespère pas de vous proposer à nouveau des légumes et des fruits, dans un cadre à définir. Je viens de faire certifier Bio déjà 11 hectares de mon exploitation et la totalité de mes terres est en conversion Bio et sera donc certifiée dans 3 ans.

Pour permettre à ma famille de mener une vie convenable je viens d'accepter un poste de chef de d'exploitation dans une grande propriété de Lansargues, voisine de la mienne à 2 minutes de la maison. Ses cultures sont les mêmes que les miennes et je peux intervenir sur les décisions à prendre en tant que responsable sans prendre des risques financiers avec mon argent. On a le projet de planter une paire d'hectare de melon Bio et je compte bien profiter de cette expérience.

En parallèle mon exploitation comptera 16 hectares de Blé en reconversion qui sera suivi d'un Colza. 10 Hectares en Orge Bio qui sera suivi à l'automne d'une Luzerne Bio

J'espère que les mois qui viennent vont me permettre de rebâtir mon projet d'exploitation et de participer pleinement à cette agriculture de proximité qui doit nourrir et maintenir chacun en bonne santé. Depuis que je suis gamin j'essaie de faire quelques chose de constructif chaque jour qui passe . L'enjeu est fort, il s'agit de la survie de mon exploitation avec une conversion bio pour sortir du système qui broie tant de gens en ce moment.

Je vous remercie de tous vos gestes de sympathie.

Philippe Debattista Producteur

MAS ALEXANDRINE 591 Chemin de Lansargues Les Barlandes 34400 ST NAZAIRE DE PEZAN Port : 06 74 05 28 29

Lansargues presse le jus pour oublier le vin!

Article extrait du Midi Libre La cave coopérative de Lansargues est vide depuis plusieurs années. « Elle ne sert plus à rien », lâche le président, Gérard Matte. Plus une goutte de vin dans ses cuves béton. Pas d'AOC à l'image valorisante sur laquelle s'appuyer. L'une des travées du bâtiment a même été vendue à la mairie, qui est en train d'y bâtir, dans un somptueux volume, des ateliers municipaux. Et pourtant, les coopérateurs vont plutôt bien ! La faute, ou plutôt grâce, au jus de raisin. Ils en pressaient déjà depuis plus de quinze ans, quand, « il y a quatre-cinq ans », ils ont décidé de s'y consacrer totalement. 70 apporteurs (un tiers de Lansargues) y produisent ainsi 22 000 hectolitres de jus. Le vin, il s'en fait juste « 100 hectos, pour notre consommation personnelle », explique le président. La totalité du jus est directement acquise par Foulon Sopagli, le premier producteur européen de jus de raisin. « Ils nous l'achètent en direct. On est sûrs d'être payés. Ils l'achètent avant même la vendange ! »La cave a donc un employé à l'année, qui assure l'entretien, et des saisonniers pendant les vendanges, qui doivent être précoces (l'acidité est en effet bienvenue) pour les hybrides blancs utilisés. La cave a aussi une certification Écocert. Mais voici que, désormais, le jus de raisin voit un avenir nouveau se dessiner. Un projet national de création de cépages spécifiques est en effet en cours, en liaison avec l'Institut national de recherche agronomique (Inra). « Vingt cépages devraient sortir. Sur les tablettes, il y a notamment 3 000 ha prévus en Languedoc-Roussillon », précise Gérard Matte. Alors, les coopérateurs de Lansargues sont bien décidés à se mettre au jus. Mais pour cela, il leur faudra souvent arracher, replanter « C'est du verger, du fruitier. Il n'y a plus d'autorisation pour planter mais on n'a aussi plus droit à aucune aide, puisque ce n'est plus du viticole. Pour une reconversion, ce sera un coût très lourd. Et on ne connaît pas encore celui des nouveaux plants ! Il faut nous aider ! », expliquent les Lansarguois. Le dernier bastion viticole avant l'étang de l'Or veut gagner ce pari. « C'est une filière nouvelle ! Dans l'Aude, en Ardèche, il y a des plantations. On ne voudrait pas que l'on nous rafle la mise ! » Les coopérateurs ont donc profité de la campagne électorale pour interpeller les politiques de tous bords sur leur projet. Pour eux, désormais, la réponse presse.

dimanche 7 mars 2010

Le n°3 de la revue ATYPIQUES est parue

atypique3 Cette revue régionale en est à son à son troisième numéro. Vous la trouverez chez Alternative à Lunel ou sur internethttp://www.atypiques-mag.info/ Avec un reportage trés bien documenté sur les circuits courts de la région... plein de bonnes adresses!

mercredi 3 mars 2010

La commission européenne autorise la commercialisation d'OGM.

Voir l'article sur le blog du Monde. Il illustre bien la situation de confusion des responsabilités entre responsables d'institutions européennes et industrie agro-alimentairehttp://www.lemonde.fr/europe/articl...

- page 1 de 6